Par sa compagne abandonnéUn grand gazou comme à regretBlessé du cœur, sans but erraitL'œil triste et les oreilles fanéesSur son chemin mit le hasardEt soudain retint son regardUne pimpante demoiselleJeune, fraîche et candide gazelleUne lumière en elle il vitEt s'approcha sans vite allerSur le pauvret elle s'attendritEt hésita sans reculerC'est ainsi que se rencontrèrentUn gazou et une gazelleQui sans attendre partagèrentDe flamboyantes étincellesA ses côtés il réappritA vivre, à plaire et à sourireIl regagna confiance en luiEt n'eut de cesse de la chérir
Il lui offrit de féériquesVoyages en des lieux romantiquesEt s'exaltant de leur osmoseLui présenta de rouges rosesDe son côté elle fut conquisePar tant d'égards et d'attentionsSaisie par leur saveur exquiseElle chavira dans la passionAlors un jour quand vint la nuitContre son grand gazou blottieNotre gazelle en chuchotantDévoila tous ses sentimentsMais affichant un air surprisLe gazou désormais guériDit à sa douce anéantieQue les beaux jours étaient finis Puis larme à l'œil il prétenditQu'elle méritait bien mieux que luiQue l'attendait sans doute ailleursAutre gazou à sa hauteur !